La stigmatisation

«Touche moi pas, je ne veux pas attraper ton virus» 

Le mode de transmission du VIH est encore méconnu par la majorité de la population, ce qui participe à la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH. Voici quelques perceptions erronées de sa transmission.

Le VIH n’est pas transmissible:

  • par la salive, des pleurs, éternuements, toux
  • en utilisant la toilette après une personne avec le VIH, même s’il y a de l’urine, du sang ou des selles,
  • en partageant des ustensiles de cuisine,
  • par contact avec la peau (ex. par les poignées de mains)
  • par piqûres de moustiques,
  • par des baisers,

Le VIH se transmet par relation sexuelle non protégée d’un condom ou d’un traitement antirétroviral efficace, par contact direct de sang à sang ou pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Les relations sexuelles n’ont pas toutes le même risque de transmission.

Sans traitement adéquat ou sans utilisation de condom :

  • Une pénétration vaginale ou rectale SANS protection est à risque plus élevé de transmission.
  • Le sexe oral avec avec présence de fluides est à risque modéré.
  • Le sexe oral sans présence de fluides est à risque négligeable.

Peu importe le niveau d’exposition, la meilleure façon de se protéger est de toujours avoir des relations sexuelles protégées et sécuritaires.

Appelle, texte, clavarde ou renseigne-toi auprès d’un organisme de ta région si tu as des questions sur les risques de transmission, ou consulte :

pensepositif.org   |   catie.ca/transmission


« t’es plombé(e) »

Une autre cause de la discrimination contre les personnes atteintes de VIH est le fait que le virus soit (encore) incurable. Par contre, le VIH n’est plus une sentence de mort : il existe des traitements pour stabiliser et maintenir la santé d’une personne et éviter la phase sida (la phase terminale), et empêcher la transmission.

Plus d’information sur les traitements du VIH sur le site de CATIE.

«es-tu clean ?» (lien)

Des phrases comme celles-ci blessent les personnes vivant avec le VIH, même si ce n’est pas toujours intentionnel. Ce terme sous entend que les personnes vivant avec le VIH sont sales. Bien évidemment, le VIH n’influence aucunement l’hygiène d’une personne; ils ont recours aux même mesures d’hygiène que la population générale.

Au lieu de dire « propre » pour désigner quelqu’un sans le VIH, utiliser simplement séronégatif, sans ITSS. Ce faisant, vous obtenez le même effet sans stigmatiser quelqu’un atteint de VIH.


«Les personnes avec le VIH sont irresponsables et ignorants dans leurs pratiques sexuelles. Ils le méritent»

Cette préconception prend racine dans les valeurs et mœurs des autres. Nous sommes portés à associer cette maladie transmissible à des comportements jugés en général comme irresponsables: relations sexuelles sans protection, usage de drogue, plusieurs partenaires sexuels différents, infidélité. Le VIH est aussi fréquemment associé à l’homosexualité, à l’usage de drogues injectables ou à la prostitution.(lien)

C’est totalement FAUX

Il faut réaliser que c’est blessant lorsqu’on accuse la personne d’être imprudente. Le fait de penser qu’une personne a couru après l’infection par le VIH et « l’aurait mérité » est stigmatisant et blessant.

Ces types d’attaques peuvent amplifier un sentiment de honte et de culpabilité. Cela pourrait mener certaines personnes séropositives, qui ne le savent pas, à rester dans le déni et éviter de se faire dépister ou traiter. Ceci diminue donc les chances de connaître son statut sérologique et d’avoir le traitement approprié.

Pour certains, la stigmatisation est un mécanisme défense. En se distançant de la maladie et en y attribuant une cause concrète, ils pensent pouvoir éviter de la contracter eux-mêmes en pensant agir différemment ou « mieux » que les personnes infectées.

ÉVITER DE JUGER.

Toute personne ayant une vie sexuelle active, qu’elle soit atteinte du VIH ou non, pourrait avoir des comportements sexuels à risque (ex. la non-utilisation du condom). Il faut se mettre dans la peau de l’autre et penser, en rétrospective, à comment on se sentirait si on avait contracté le virus dans cette situation. En réalité, ces personnes sont déjà submergées par l’anxiété et la peur de donner leur maladie à leur partenaire sexuel ou conjoint: ils ne cherchent pas à propager le virus. (lien)


«Je n’ai qu’à bloquer la personne séropositive, elle ne le remarquera pas»

Lorsqu’ils viennent en contact avec une personne vivant avec le VIH (PVVIH), le réflexe de plusieurs utilisateurs de sites de rencontre est de la bloquer. Cette solution rapide ne serait pas stigmatisante envers la personne visée.

C’est FAUX!

Non seulement l’autre personne le remarque, mais c’est perçu comme étant un geste stigmatisant, qui peut provoquer une détresse psychologique. Certains gestes tels que l’évitement et les propos de l’entourage qui incitent les PVVIH à cacher leur statut pour leur bien peuvent sembler inoffensifs, mais ils sont discriminants.(lien)

Il faut se rappeler que les probabilités de transmission demeurent les mêmes, que la personne choisisse de divulguer son statut ou non, d’autant plus qu’une personne séropositive sur 5 environ ne connaît pas son statut sérologique. Alors, la solution pour prévenir le VIH n’est pas d’éviter ces personnes, mais d’avoir des relations sexuelles sécuritaire.(lien)


« pute à jus » 

«Les PVVIH sont seulement des prostituées ou des homosexuels»

Encore de nos jours, une partie importante de la population associe certaines « catégories » de personnes au VIH: par exemple, les prostituées, les itinérants, les homosexuels, les consommateurs de drogues. En plus d’être directement insultantes, homophobes, sérophobes, putophobes,etc, ces associations sont erronées

Certains croient qu’en évitant ces personnes, tu te protèges. Mais considères donc ces personnes comme étant plutôt plus vulnérables à l’infection par le VIH. Les penser plus à risque de le transmettre ne participe pas à en prévenir la transmission.

Au contraire, en ayant une idée préconçue sur les PVVIH, cela peut inciter un comportement sexuel à risque avec une personne que tu présumes séronégative, car hors de ces « catégories », et diminuer la capacité à adopter des comportements sécuritaires.(lien)

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