Réduire les risques de transmission

Des moyens simples peuvent être utilisés pour réduire le risque, en considérant le statut sérologique de tes partenaires :

  • Utiliser le condom à chaque relation sexuelle et pour chaque partenaire,
  • Le choix de la relation: les relations sexuelles anales sont les plus à risque, alors que les relations sexuelles orales ne comportent pratiquement aucun risque.
  • Réduire le nombre de partenaires est aussi une façon de réduire l’exposition au risque,
  • Discuter de santé sexuelle avec ses partenaires, permettant de négocier et de développer la confiance entre vous,
  • Se faire tester pour les ITSS au moins une fois par an, car avoir une ITSS augmente le risque de contracter le VIH. (lien)

Il existe d’autre moyens que tu connais peut-être :

PrEP

La PrEP, ou prophylaxie pré-exposition, est une combinaison de deux antiviraux, habituellement utilisés pour traiter le VIH, qui permet de réduire les risques de contracter le virus chez les personnes exposées.

La PrEP a été prouvée efficace si le traitement est pris de façon régulière ou intermittente (2 comprimés 2h à 24h avant la relation à risque et 1 comprimé 24h à 48h après). Entre autres, pour les sujets les plus observants ayant pris le traitement 4 fois ou plus/semaine le risque de transmission a baissé de 92%.

Pour en savoir plus sur la PrEP

La PrEP ne s’adresse pas aux personnes qui sont à risque suite à un événement isolé ou ponctuel, eu égard de sa gravité (agression sexuelle, relation sexuelle sans condom, partage d’aiguille).  Dans ce cas, il existe la PPE (prophylaxie post-exposition sexuelle) qui est une combinaison d’antiviraux prise pendant un mois et qui doit être commencée le plus rapidement possible après l’exposition(lien).

PPE
  • La Prophylaxie Post-Exposition (après une exposition) réfère au traitement antirétroviral d'urgence, prescrit dans les 72h maximum (Au Québec), pour une durée de 28 jours  lorsqu’une personne a été possiblement exposée au VIH, pour prévenir l’infection.
  • Ce traitement est disponible aux urgences ou dans les cliniques spécialisées, doit être prescrit par un médecin et est pris en charge par les régimes d'assurances privés ou publiques au Québec.
Charge virale indétectable

Tu dois tout d’abord savoir que le diagnostic de VIH se fait à partir de la quantité de virus dans le sang, aussi appelée la charge virale. Ce test est aussi réalisé chez les PVVIH pour évaluer l’efficacité de leur traitement qui en diminuant la charge virale permet de ralentir la progression de la maladie. Concrètement, « indétectable » veut dire que la quantité de virus présente dans le sang est tellement faible qu’il devient impossible à détecter avec les méthodes de dépistage utilisées actuellement.

 

Une personne peut donc se dire séropositive «indétectable» si sa charge l’est lors de 2 tests consécutifs et qu’elle prend un traitement antirétroviral depuis plus de 6 mois. Pour atteindre et maintenir une charge virale «indétectable», les séropositifs se doivent d’être très adhérents à leur traitement, malgré des effets secondaires importants, des coûts élevés et un suivi médical rapproché.

 

Un autre avantage important d’une charge virale indétectable est la réduction considérable du risque de transmission du VIH comme la charge virale dans les liquides corporels (sperme, sécrétions vaginales, sécrétions rectales) est très faible. De ce fait, les risques que tu contractes le VIH après une relation non protégée avec une personne séropositive « indétectable » sont plus faibles qu’avec une personne de statut sérologique inconnu. Les risques sont donc pratiquement nuls si en plus tu utilises un condom !

Divulgation du statut

Au Canada, les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ont l’obligation de dévoiler leur statut à leur partenaire avant une relation sexuelle comportant une «possibilité réaliste de transmission». Étant donné que le risque est parfois dur à évaluer, ceci a donné lieu à plusieurs poursuites criminelles très éprouvantes qui ne font que renforcer la stigmatisation en donnant l’impression que les PVVIH sont des criminelles qui cherchent à faire du mal.

Parler de son statut a un nouveau/nouvelle partenaire peut être un moment très difficile puisque la personne s’expose à des critiques, des insultes et du rejet. Tu as entièrement le droit de préférer mettre fin à la relation, mais son statut relève de sa vie privée et il serait illégal, par exemple, de ternir sa réputation en révélant son statut publiquement. Bref, la discussion doit se faire dans le respect, pour les deux partenaires.

Contactes l'organisme VIH de ta région si tu veux de l'aide pour t'outiller dans le dévoilement de ton statut sérologique.

Si tu as des questions d’ordre juridique, la COCQ-SIDA offre une ligne d’info-droit VIH/SIDA à consulter sur leur site internet.

De plus en plus d’applications de rencontre offrent la possibilité d’afficher son statut sérologique dans son profil. Ceci n’est pas obligatoire et demande beaucoup de courage pour s’exposer aux commentaires des autres. Tu ne peux donc pas considérer que l’absence de réponse garantisse l’absence de maladie. C’est pourquoi il est toujours recommandé de se protéger lors d’une relation sexuelle, surtout considérant que plusieurs personnes ne sont pas au courant de leur statut.

Dépistage

Tu penses qu’il y a une possibilité que tu sois atteint du VIH ou d’une ITSS ?

Recherche le lieu de dépistage le plus proche de chez toi :

Il existe également Sexposer, une application que tu peux télécharger sur ton téléphone intelligent afin de trouver de l’information rapidement sur plusieurs sujets en lien avec le VIH/sida comme les moyens de se protéger et les sites de dépistages proches de chez toi. Tu peux également calculer ton risque de contraction du VIH, tester tes connaissances sur le VIH et envoyer tes questions confidentiellement par texto, en français ou en anglais.

Pour en savoir plus, clique sur ce lien.

Responsabilité partagée

La responsabilité partagée considère que ce n’est pas seulement la personne séropositive qui doit porter le fardeau de la sexualité responsable ou sécuritaire. Toute personne sexuellement active peut s'interroger sur les risques pris au quotidien et s'ouvrir à la discussion.

Par exemple, est-ce exclusivement au partenaire pénétrant d’être responsable des moyens de protection ?

La personne réceptive qui participe à une relation sexuelle non-protégée a t'elle également une responsabilité à considérer dans les moyens de prévention utilisés ?

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