Lexique

Pour tous parler de de la même chose :

Clean
  • Terme anglais, "propre" en français,
  • Souvent utilisé sur les sites de rencontres, à connotation péjorative, parfois sans chercher à faire du mal, et référant à une personne sans ITSS alors qu’ils pourraient simplement spécifier qu’ils sont séronégatifs.
HARSAH
  • Hommes Ayant des Relations Sexuelles Avec des Hommes, sans lien direct avec leur orientation sexuelle.
ITSS
  • Infections Transmises Sexuellement et par le Sang, ce qui inclut l’herpès, la gonorrhée, la chlamydia, la syphilis, les hépatites (A/B/C), le VPH, la LGV, et le VIH.
VIH
Non-jugement
  • Approche utilisée  en réponse à des questions ou confidences sans présumer quoi que ce soit. C’est une approche ouverte, qui réduirait les incompréhensions et faciliterait de belles rencontres !
PrEP
  • Prophylaxie Pré-exposition (avant une exposition) réfère au traitement préventif que l’on peut prendre lorsqu'on est séronégatif et qu'on estime avoir des risques d'exposition sexuelle au VIH.
PPE
  • La Prophylaxie Post-Exposition (après une exposition) réfère au traitement antirétroviral d'urgence, prescrit dans les 72h maximum (Au Québec), pour une durée de 28 jours  lorsqu’une personne a été possiblement exposée au VIH, pour prévenir l’infection.
  • Ce traitement est disponible aux urgences ou dans les cliniques spécialisées, doit être prescrit par un médecin et est pris en charge par les régimes d'assurances privés ou publiques au Québec.
PVVIH
  • Les Personnes Vivant avec le VIH ont contracté le virus vu VIH, et vivent avec.
  • L'utilisation des termes "victimes", "malade", ou encore "sidéens", "sidaïque", est maladroite, déplacée ou erronée, voire carrément insultante, comme "plombés" ou autre terme qui vise à utiliser le statut sérologique comme une injure.
Réduction des méfaits
  • Approche de santé, centrée sur la personne, qui part du principe que le risque ZÉRO n’est pas toujours possible ou compatible avec ses envies, mais qu’il existe tout de même des moyens pour limiter les risques.

Va voir la section Réduire le risque d’infection du VIH !

Relations réceptives vs pénétrantes (ou insertives)
  • Ces termes font référence aux positions de chaque partenaire lors d’une relation sexuelle :
    • Réceptive faisant référence aux personnes qui se font pénétrer lors de l’acte sexuel. Ce sont les positions généralement les plus à risque lors de la relation.
    • Pénétrantes (insertive) faisant référence aux personnes qui pénètrent leur partenaire.
Séropositivité
  • Se dit d'une personne dont le sang contient des anticorps spécifiques contre un agent infectieux, dans ce cas il s'agit d'avoir des anticorps contre le VIH.
  • Dans ce cas, un test de sérologie rendra un résultat positif.
  • Le contraire est donc séronégatif, le test d'anticorps rendra un résultat négatif en cas d'absence d'anticorps du VIH.
SIDA
  • Syndrome d’ImmunoDéfience Acquise réfère au stade de l’infection où le système immunitaire de la personne vivant avec le VIH qu'elle est sujette à beaucoup plus d’infections opportunistes qu’une personne non atteinte.
  • Si la maladie n'a pas trop progressé, le sida peut se traiter, tout comme les infections opportunistes qui se développent.
Stigmatisation
  • Cela inclut la honte, la peur, les préjugés et la discrimination qui existe dans le monde envers les personnes atteintes du VIH et du sida.
  • La stigmatisation peut prendre de multiples formes.

Réduire les risques de transmission

Des moyens simples peuvent être utilisés pour réduire le risque, en considérant le statut sérologique de tes partenaires :

  • Utiliser le condom à chaque relation sexuelle et pour chaque partenaire,
  • Le choix de la relation: les relations sexuelles anales sont les plus à risque, alors que les relations sexuelles orales ne comportent pratiquement aucun risque.
  • Réduire le nombre de partenaires est aussi une façon de réduire l’exposition au risque,
  • Discuter de santé sexuelle avec ses partenaires, permettant de négocier et de développer la confiance entre vous,
  • Se faire tester pour les ITSS au moins une fois par an, car avoir une ITSS augmente le risque de contracter le VIH. (lien)

Il existe d’autre moyens que tu connais peut-être :

PrEP

La PrEP, ou prophylaxie pré-exposition, est une combinaison de deux antiviraux, habituellement utilisés pour traiter le VIH, qui permet de réduire les risques de contracter le virus chez les personnes exposées.

La PrEP a été prouvée efficace si le traitement est pris de façon régulière ou intermittente (2 comprimés 2h à 24h avant la relation à risque et 1 comprimé 24h à 48h après). Entre autres, pour les sujets les plus observants ayant pris le traitement 4 fois ou plus/semaine le risque de transmission a baissé de 92%.

Pour en savoir plus sur la PrEP

La PrEP ne s’adresse pas aux personnes qui sont à risque suite à un événement isolé ou ponctuel, eu égard de sa gravité (agression sexuelle, relation sexuelle sans condom, partage d’aiguille).  Dans ce cas, il existe la PPE (prophylaxie post-exposition sexuelle) qui est une combinaison d’antiviraux prise pendant un mois et qui doit être commencée le plus rapidement possible après l’exposition(lien).

PPE
  • La Prophylaxie Post-Exposition (après une exposition) réfère au traitement antirétroviral d'urgence, prescrit dans les 72h maximum (Au Québec), pour une durée de 28 jours  lorsqu’une personne a été possiblement exposée au VIH, pour prévenir l’infection.
  • Ce traitement est disponible aux urgences ou dans les cliniques spécialisées, doit être prescrit par un médecin et est pris en charge par les régimes d'assurances privés ou publiques au Québec.
Charge virale indétectable

Tu dois tout d’abord savoir que le diagnostic de VIH se fait à partir de la quantité de virus dans le sang, aussi appelée la charge virale. Ce test est aussi réalisé chez les PVVIH pour évaluer l’efficacité de leur traitement qui en diminuant la charge virale permet de ralentir la progression de la maladie. Concrètement, « indétectable » veut dire que la quantité de virus présente dans le sang est tellement faible qu’il devient impossible à détecter avec les méthodes de dépistage utilisées actuellement.

 

Une personne peut donc se dire séropositive «indétectable» si sa charge l’est lors de 2 tests consécutifs et qu’elle prend un traitement antirétroviral depuis plus de 6 mois. Pour atteindre et maintenir une charge virale «indétectable», les séropositifs se doivent d’être très adhérents à leur traitement, malgré des effets secondaires importants, des coûts élevés et un suivi médical rapproché.

 

Un autre avantage important d’une charge virale indétectable est la réduction considérable du risque de transmission du VIH comme la charge virale dans les liquides corporels (sperme, sécrétions vaginales, sécrétions rectales) est très faible. De ce fait, les risques que tu contractes le VIH après une relation non protégée avec une personne séropositive « indétectable » sont plus faibles qu’avec une personne de statut sérologique inconnu. Les risques sont donc pratiquement nuls si en plus tu utilises un condom !

Divulgation du statut

Au Canada, les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ont l’obligation de dévoiler leur statut à leur partenaire avant une relation sexuelle comportant une «possibilité réaliste de transmission». Étant donné que le risque est parfois dur à évaluer, ceci a donné lieu à plusieurs poursuites criminelles très éprouvantes qui ne font que renforcer la stigmatisation en donnant l’impression que les PVVIH sont des criminelles qui cherchent à faire du mal.

Parler de son statut a un nouveau/nouvelle partenaire peut être un moment très difficile puisque la personne s’expose à des critiques, des insultes et du rejet. Tu as entièrement le droit de préférer mettre fin à la relation, mais son statut relève de sa vie privée et il serait illégal, par exemple, de ternir sa réputation en révélant son statut publiquement. Bref, la discussion doit se faire dans le respect, pour les deux partenaires.

Contactes l'organisme VIH de ta région si tu veux de l'aide pour t'outiller dans le dévoilement de ton statut sérologique.

Si tu as des questions d’ordre juridique, la COCQ-SIDA offre une ligne d’info-droit VIH/SIDA à consulter sur leur site internet.

De plus en plus d’applications de rencontre offrent la possibilité d’afficher son statut sérologique dans son profil. Ceci n’est pas obligatoire et demande beaucoup de courage pour s’exposer aux commentaires des autres. Tu ne peux donc pas considérer que l’absence de réponse garantisse l’absence de maladie. C’est pourquoi il est toujours recommandé de se protéger lors d’une relation sexuelle, surtout considérant que plusieurs personnes ne sont pas au courant de leur statut.

Dépistage

Tu penses qu’il y a une possibilité que tu sois atteint du VIH ou d’une ITSS ?

Recherche le lieu de dépistage le plus proche de chez toi :

Il existe également Sexposer, une application que tu peux télécharger sur ton téléphone intelligent afin de trouver de l’information rapidement sur plusieurs sujets en lien avec le VIH/sida comme les moyens de se protéger et les sites de dépistages proches de chez toi. Tu peux également calculer ton risque de contraction du VIH, tester tes connaissances sur le VIH et envoyer tes questions confidentiellement par texto, en français ou en anglais.

Pour en savoir plus, clique sur ce lien.

Responsabilité partagée

La responsabilité partagée considère que ce n’est pas seulement la personne séropositive qui doit porter le fardeau de la sexualité responsable ou sécuritaire. Toute personne sexuellement active peut s'interroger sur les risques pris au quotidien et s'ouvrir à la discussion.

Par exemple, est-ce exclusivement au partenaire pénétrant d’être responsable des moyens de protection ?

La personne réceptive qui participe à une relation sexuelle non-protégée a t'elle également une responsabilité à considérer dans les moyens de prévention utilisés ?

Risques selon l’activité

On considère que les activités sexuelles qui peuvent représenter un risque réel de contamination au VIH sont les suivantes :

  • Une pénétration anale ou vaginale sans condom, ou en cas de rupture du condom,
  • Un échange de jouets sexuels, sans protection,
  • Du «fistfucking» sans gants ou sans changer de gants
  • Du sperme en contact avec des blessures dans la bouche ou sur le corps
  • Le partage de seringues ou d’aiguilles non neuves ou stérilisées
  • L’allaitement ou l’accouchement

Et c’est à peu près tout!

Pour en savoir plus, visitez le site de la Clinique l’Actuel

Conséquences sur la personne stigmatisée

D’après toi, quelles sont les conséquences de dire des propos discriminatoires?

Poser un acte discriminatoire peut engendrer des réactions qui suscitent de la colère, des sentiments d’incompréhension, d’injustice, et de solitude. La discrimination peut aussi créer l’insécurité de dévoiler son statut à son partenaire par peur d’abandon d’abandon de jugement et de rejet.(lien)

 Comment te sentirais-tu si tu étais victime de telles violences?

La peur peut aussi être ressentie par la personne: la peur que son statut soit divulgué, que cela nuise à ses interactions sociales et à son emploi.(lien).(lien)

D’un autre côté, la personne peut aussi se sentir comme si sa réputation est personnellement menacée. Ceci peut provoquer, sur le coup, de nombreuses émotions négatives telles que de la frustration ou de la haine, entraînant par exemple des répliques violentes.

La stigmatisation diminue l’accès aux services de la santé. Par exemple, des propos discriminatoires peuvent amener à un refus de se faire dépister ou de la résistance aux traitements appropriés, ce qui peut causer un diagnostic retardé, un traitement moins efficace, une propagation de la maladie ainsi qu’une mortalité augmentée.(lien)

À long terme, la stigmatisation des PVVIH peut amener ces derniers à se renfermer sur eux-mêmes à s’isoler et perdre contact avec leur entourage.

En plus du stress de transmettre la maladie, ils/elles peuvent porter à croire faussement qu’ils/elles ne pourront pas avoir de partenaire ou d’enfants. Les PVVIH peuvent se percevoir comme une menace pour leur environnement et même la société. Cette isolation pour éviter la stigmatisation augmente les chances de faire une dépression(lien).

Il existe aussi des impacts au niveau socio-économique, tel que de la stigmatisation au niveau du milieu de travail qui cause de la difficulté à trouver un emploi et une instabilité financière.

La stigmatisation

«Touche moi pas, je ne veux pas attraper ton virus» 

Le mode de transmission du VIH est encore méconnu par la majorité de la population, ce qui participe à la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH. Voici quelques perceptions erronées de sa transmission.

Le VIH n’est pas transmissible:

  • par la salive, des pleurs, éternuements, toux
  • en utilisant la toilette après une personne avec le VIH, même s’il y a de l’urine, du sang ou des selles,
  • en partageant des ustensiles de cuisine,
  • par contact avec la peau (ex. par les poignées de mains)
  • par piqûres de moustiques,
  • par des baisers,

Le VIH se transmet par relation sexuelle non protégée d’un condom ou d’un traitement antirétroviral efficace, par contact direct de sang à sang ou pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Les relations sexuelles n’ont pas toutes le même risque de transmission.

Sans traitement adéquat ou sans utilisation de condom :

  • Une pénétration vaginale ou rectale SANS protection est à risque plus élevé de transmission.
  • Le sexe oral avec avec présence de fluides est à risque modéré.
  • Le sexe oral sans présence de fluides est à risque négligeable.

Peu importe le niveau d’exposition, la meilleure façon de se protéger est de toujours avoir des relations sexuelles protégées et sécuritaires.

Appelle, texte, clavarde ou renseigne-toi auprès d’un organisme de ta région si tu as des questions sur les risques de transmission, ou consulte :

pensepositif.org   |   catie.ca/transmission


« t’es plombé(e) »

Une autre cause de la discrimination contre les personnes atteintes de VIH est le fait que le virus soit (encore) incurable. Par contre, le VIH n’est plus une sentence de mort : il existe des traitements pour stabiliser et maintenir la santé d’une personne et éviter la phase sida (la phase terminale), et empêcher la transmission.

Plus d’information sur les traitements du VIH sur le site de CATIE.

«es-tu clean ?» (lien)

Des phrases comme celles-ci blessent les personnes vivant avec le VIH, même si ce n’est pas toujours intentionnel. Ce terme sous entend que les personnes vivant avec le VIH sont sales. Bien évidemment, le VIH n’influence aucunement l’hygiène d’une personne; ils ont recours aux même mesures d’hygiène que la population générale.

Au lieu de dire « propre » pour désigner quelqu’un sans le VIH, utiliser simplement séronégatif, sans ITSS. Ce faisant, vous obtenez le même effet sans stigmatiser quelqu’un atteint de VIH.


«Les personnes avec le VIH sont irresponsables et ignorants dans leurs pratiques sexuelles. Ils le méritent»

Cette préconception prend racine dans les valeurs et mœurs des autres. Nous sommes portés à associer cette maladie transmissible à des comportements jugés en général comme irresponsables: relations sexuelles sans protection, usage de drogue, plusieurs partenaires sexuels différents, infidélité. Le VIH est aussi fréquemment associé à l’homosexualité, à l’usage de drogues injectables ou à la prostitution.(lien)

C’est totalement FAUX

Il faut réaliser que c’est blessant lorsqu’on accuse la personne d’être imprudente. Le fait de penser qu’une personne a couru après l’infection par le VIH et « l’aurait mérité » est stigmatisant et blessant.

Ces types d’attaques peuvent amplifier un sentiment de honte et de culpabilité. Cela pourrait mener certaines personnes séropositives, qui ne le savent pas, à rester dans le déni et éviter de se faire dépister ou traiter. Ceci diminue donc les chances de connaître son statut sérologique et d’avoir le traitement approprié.

Pour certains, la stigmatisation est un mécanisme défense. En se distançant de la maladie et en y attribuant une cause concrète, ils pensent pouvoir éviter de la contracter eux-mêmes en pensant agir différemment ou « mieux » que les personnes infectées.

ÉVITER DE JUGER.

Toute personne ayant une vie sexuelle active, qu’elle soit atteinte du VIH ou non, pourrait avoir des comportements sexuels à risque (ex. la non-utilisation du condom). Il faut se mettre dans la peau de l’autre et penser, en rétrospective, à comment on se sentirait si on avait contracté le virus dans cette situation. En réalité, ces personnes sont déjà submergées par l’anxiété et la peur de donner leur maladie à leur partenaire sexuel ou conjoint: ils ne cherchent pas à propager le virus. (lien)


«Je n’ai qu’à bloquer la personne séropositive, elle ne le remarquera pas»

Lorsqu’ils viennent en contact avec une personne vivant avec le VIH (PVVIH), le réflexe de plusieurs utilisateurs de sites de rencontre est de la bloquer. Cette solution rapide ne serait pas stigmatisante envers la personne visée.

C’est FAUX!

Non seulement l’autre personne le remarque, mais c’est perçu comme étant un geste stigmatisant, qui peut provoquer une détresse psychologique. Certains gestes tels que l’évitement et les propos de l’entourage qui incitent les PVVIH à cacher leur statut pour leur bien peuvent sembler inoffensifs, mais ils sont discriminants.(lien)

Il faut se rappeler que les probabilités de transmission demeurent les mêmes, que la personne choisisse de divulguer son statut ou non, d’autant plus qu’une personne séropositive sur 5 environ ne connaît pas son statut sérologique. Alors, la solution pour prévenir le VIH n’est pas d’éviter ces personnes, mais d’avoir des relations sexuelles sécuritaire.(lien)


« pute à jus » 

«Les PVVIH sont seulement des prostituées ou des homosexuels»

Encore de nos jours, une partie importante de la population associe certaines « catégories » de personnes au VIH: par exemple, les prostituées, les itinérants, les homosexuels, les consommateurs de drogues. En plus d’être directement insultantes, homophobes, sérophobes, putophobes,etc, ces associations sont erronées

Certains croient qu’en évitant ces personnes, tu te protèges. Mais considères donc ces personnes comme étant plutôt plus vulnérables à l’infection par le VIH. Les penser plus à risque de le transmettre ne participe pas à en prévenir la transmission.

Au contraire, en ayant une idée préconçue sur les PVVIH, cela peut inciter un comportement sexuel à risque avec une personne que tu présumes séronégative, car hors de ces « catégories », et diminuer la capacité à adopter des comportements sécuritaires.(lien)

Ressources

Groupe de soutien : Tu n’es pas seul(e)

  • Groupe de discussion Entraide Positive (Maison Plein Cœur): Groupe de discussion pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et vivant avec le VIH

maisonpleincoeur.org


L’A.R.C.H.E de l’Estrie : plusieurs services offerts dont le projet P.A.R.E.I.L qui permet le jumelage à un parrain/marrain vivant avec le VIH/sida

archedelestrie.org


  • Sidaction Mauricie : plusieurs services offerts dont VIHvre des sorties et activités de groupe pour PVVIH seulement

sidactionmauricie.ca


  • MIELS-Québec : Écoute active, références, accompagnement dans les démarches, défense des droits et soutiens individuels ou collectifs.

miels.org


  • Le B.R.A.S Outaouais : plusieurs services offerts dont des ateliers et activités en groupe pour les PVVIH

lebras.qc.ca


  • B.R.I.S.S. Côte-Nord : plusieurs services offerts dont des rencontres de groupe et des pairs aidants pour PVVIH

lebriss.ca


Ligne téléphonique: Parles-en

  • Tel-Aide (514) 935-1101 (Sans frais 1-877-700-2433)

Service d’écoute téléphonique gratuit, anonyme et confidentiel, en français et en anglais


  • Gai Écoute 1 (888) 505-1010 (sans frais)

Centre d’aide, d’écoute et de renseignements

Service d’aide par courriel et par clavardage en direct aussi disponible

gaiecoute.org


Consulter : Aie recours à un professionnel

  • Service de référence de l’Ordre des psychologues du Québec

Tél : (514) 738-1223

Tél sans frais : 1 (800) 561-1223

Service de référence en ligne


  • Consulter le répertoire des sexologues du Québec

Service de référence en ligne


Éducation: Informe-toi sur le VIH

  • Portail VIH/sida du Québec: S’informer sur l’actualité VIH/ITSS ainsi que les études et recherches les plus récentes

pvsq.org


Éducation : plus sur la prévention combinée 


  • CATIE: Source de renseignements canadienne sur le VIH et l’hépatite C

catie.ca


Législation: La déclaration et la vie privée des PVVIH

  • VIH info droits : service d’information et d’accompagnement juridique dédié exclusivement aux questions en lien avec le statut sérologique

Région de Montréal : 514 844 2477 poste 34

Extérieur de Montréal (sans frais): 1 866 535 0481 poste 34

vih-infodroits@cocqsida.com


  • Réseau juridique canadien VIH/sida : information sur les questions juridiques, éthiques et de droits de la personne relatives au VIH/sida.

aidslaw.ca


  • Sext’Info: Pour toutes questions sur le VIH, les ITSS et les relations sexuelles

Messages textes anonymes et gratuits au: 514-400-9301

pvsq.org/sextinfo


Détresse psychologique

  • Prévention du suicide 1 (866) APPELLE (sans frais)

Si vous ou un de vos proches êtes en détresse, appelez sans frais, partout au Québec

Droit à la vie privée

Parler de ton statut sérologique à ton/ta/tes partenaire(s) demande beaucoup de courage et peut être un moment très stressant, car il est difficile de prévoir comment l’autre va réagir. Tu pourrais évidemment décider d’afficher ton statut sur ton profil de rencontre pour éviter le moment malaisant d’en parler.

Bien que ceci ait le mérite d’être clair, tu risques toutefois de t’exposer à de la discrimination sous forme d’insultes, de jugements et même de menaces.

Même si la divulgation du statut est obligatoire avant une relation à « risque réaliste » de transmission, plusieurs dispositions dans la Charte des droits et libertés et dans le Code civil du Québec protègent ta vie privée dans les cas où quelqu’un voudrait utiliser cette information pour te faire du mal ou pour porter atteinte à ta réputation, en divulguant publiquement ton statut par exemple.

La Charte des droits et libertés reconnaît des droits fondamentaux pour tout être humain, comme le respect de sa vie privée, de son honneur et de sa réputation. Toute atteinte à cette liberté peut mener à des accusations selon le Code civil du Québec pour obtenir «la réparation du préjudice moral ou matériel qui en résulte».

Si tu crois qu’il y a eu une atteinte à tes droits et tes libertés et que tu as des questions d’ordre juridique, la COCQ-sida offre une ligne d’info-droit VIH/sida à consulter sur leur site internet.

La divulgation du statut et la loi

Situation de la divulgation du VIH au Canada lien 1, lien 2
On retrouve dans le droit criminel canadien une notion de «criminalisation de la non-divulgation du VIH». Autrement dit, les gens qui sont atteints du VIH ont l’obligation de dévoiler leur statut séropositif à leur partenaire avant une relation sexuelle qui pose une «possibilité réaliste de transmission».

Qu’entend-on par possibilité réaliste de transmission? L’arrêt de la Cour Suprême n’est malheureusement pas clair là-dessus.

En cas de doute, il est toujours recommandé d’informer ton/ta partenaire, puisqu’il y a toujours des incertitudes sur le risque de transmission. Par exemple, la masturbation et les baisers sont considérés comme des activités sans risque. Par contre, il y a certaines situations évidentes ou tu dois absolument parler de ton statut pour te protéger de toute poursuite :

  • Avant toute relation sexuelle non protégée,
  • Avant une relation sexuelle si ta charge virale est supérieure >1500 (faible) copies par millilitre de sang, même si le condom est utilisé

Il serait souhaitable que, dans le futur, l’interprétation du risque de transmission ne se fasse plus par des poursuites criminelles éprouvantes et discriminantes, mais bien en suivant des balises claires établies par la Santé publique.  Entre temps, comment faire pour te protéger légalement tout en protégeant la santé de ton/ta partenaire?

  • Maintenir ta charge virale indétectable,
  • Utiliser un préservatif/condom à chaque relation sexuelle,
  • Informer ton/ta partenaire avant toute relation qui pourrait comporter un risque de transmission du VIH,
  • Si vous consultez à deux un professionnel de santé, parle avec lui/elle de la divulgation du statut sérologique

Même si de plus en plus d’applications/sites de rencontre offrent la possibilité d’afficher ton statut dans ton profil, sache que la divulgation n’a aucunement besoin d’être faite publiquement et reste une information personnelle que tu dois seulement t’assurer de partager avec la personne concernée.

Risque de transmission

Charge virale indétectable

Il existe plusieurs moyens d’éviter la transmission du VIH; l’un d’entre eux est d’avoir une charge virale indétectable.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec, l’efficacité de cette mesure de prévention est optimale lorsque la personne vivant avec le VIH a :

  1. Charge virale indétectable maintenue grâce à des antirétroviraux pendant au moins 6 mois et sur deux tests consécutifs
  2. Une excellente prise de son traitement antirétroviral (adhérence de 95% et plus)
  3. Relation stable et exclusive avec un/une partenaire
  4. Aucune autre ITSS chez les deux partenaires
  5. Suivi médical régulier à tous les 3 à 4 mois pour les deux partenaires
  6. Un suivi en santé sexuelle régulier et approprié(Lien)

Avec une charge virale indétectable dans les liquides corporels (sperme, sécrétions vaginales, sécrétions anales), les risques de transmission du VIH lors de relations non protégées sont nuls.

Finalement, avoir une charge virale indétectable a plusieurs avantages pour:

  • Maintenir sa bonne santé
  • Améliorer tes relations affectives et sexuelles avec ton/ta partenaire
  • Avoir un certain contrôle sur la maladie: diminuer les risques de complications cardio-vasculaires, les difficultés rénales ou hépatiques, etc…(lien)

Prévention combinée

Voici une liste d’autres méthodes pour diminuer le risque que ton/ta partenaire ne contracte le VIH. Il est important de savoir que tu peux combiner celles-ci pour qu’elles correspondent à tes désirs:

  • L’utilisation de lubrifiant et ne pas être la personne qui pénètre
  • La PrEP (prophylaxie pré-exposition) et la PPE (prophylaxie post-exposition à utiliser suite à une relation sexuelle à risque)
  • Le dépistage régulier
  • Le condom / le fémidon (condom féminin)
  • Positionnement stratégique
  • La circoncision
  • La sécurité négociée: cette stratégie s’adresse aux couples qui délaissent le condom et qui décident de certaines règles pour les relations sexuelles dans le couple et hors couple s’il y a lieu.

Pour en savoir plus, connais-tu la campagne Sexe au Menu ?